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Laetitia Velma


“Les chansons de Laetitia Velma viennent de loin. Elles ne sont pas de celles qui déboulent un matin, venues de nulle part. Il aura fallu à leur créatrice un long travail de maturation pour parvenir jusqu’à elles, et les faire exister. Un parcours qui commence à l’orée de l’adolescence de façon classique avec le piano familial, pendant 5 ans, bientôt délaissé pour une guitare et l’écriture de ses premières chansons, en anglais. Le théâtre la détourne un temps de ses amours musicales, lui permettant cependant d’acquérir le goût de la scène, ainsi qu’une présence scénique. Puis, le piano lui fait à nouveau les yeux doux, et c’est alors qu’elle se replonge dans l’écriture de chansons, désormais en français, pour être au plus près des émotions qu’elle y met en scène.
Elle croise le chemin de Dominique A., qui, séduit par ses mélodies, utilise deux de ses compositions sur son album “L’horizon” (2006). Elle lui confie en retour les arrangements de son album à venir, enregistré à Bruxelles sous la houlette de Dominique Brusson (Yann Tiersen, Miossec, Nosfell…), et avec quelques fines épées de la scène pop indé belge, tels Pierre Jacqmin (ex Venus), Julien Paschal (Sharko) et feu Denis Wielemans (Girls in Hawaï).
A l’heure où la plupart des jeunes artistes français optent pour l’anglais ou se veulent chroniqueurs du quotidien, les chansons de Laetitia Velma offrent une porte de sortie bienvenue. Davantage tournées sur une vision poétique, tant impressionniste que symboliste, des choses, elles privilégient la suggestion et une approche onirique, la plus grande douceur le disputant à une tension omniprésente, un goût des contraires que l’on retrouve chez la plupart des influences avérées de Laetitia, de Bat for Lashes à El Perro del Mar, en passant par Arcade Fire ou Electrelane.”

Laetitia Velma est accompagnée sur scène par Katel.

“Le premier élan de Katel , c’était l’écriture, les destins humains qui se dévorent à grand coup de pages, la danse des mots et des sentiments qui se feuillette à en perdre haleine. Puis Katel a refait passer l’écriture dans le corps : les doigts, la bouche, le ventre, les cordes… Comme pour la rendre palpable, l’extérioriser dans une forme plus immédiate, la faire vivre dans le son et la partager dans l’instant. On le sait maintenant, Katel a fait le bon choix.

Au printemps 2006, c’est Yann Tiersen qui a compris le premier le diable qui dormait en Katel. Il venait de la voir sur scène aimanter le public avec les chansons et l’avait conviée en première partie de ses concerts. Dans la foulée, Katel a écumé les salles de France pendant deux ans. Il fallait qu’elle joue, coûte que coûte.” (Extrait de la biographie de Katel)

Discographie de Laetitia Velma

Les eaux profondes 2011, Les Disques d’avril

Booking : corentin@longageproductions.fr